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5 fruits et légumes par jour… un vrai défi sans arboriculteurs !

mardi 13 avril 2021

Depuis 2020, les bénévoles du groupe local Loire Pilat ont engagés une réflexion autour de l’arboriculture suite à un double constat. Alors que la demande des consommateurs en fruits locaux et bio n’a jamais été aussi importante et largement supérieure à l’offre, un grand nombre d’arboriculteurs de notre secteur (Côteaux du Jarez et Pélussinois) qui vont partir à la retraite ne trouvent pas de repreneurs.

Les pommiers


Nous sommes allés à leur rencontre pour essayer de comprendre leurs difficultés et avons cerné différents obstacles :

  • un accès à l’eau indispensable mais souvent difficile,
  • des aléas climatiques de plus en plus fréquents,
  • de moins en moins de porteurs de projets et donc de formations
  • une image dégradée du métier donnée par les arboriculteurs conventionnels…

Tous les ingrédients sont réunis pour que les repreneurs ne soient pas au rendez vous !

Une rencontre, en septembre 2020, avec 4 autres associations membres du réseau du Treuil engagées dans ce domaine n’a pu malheureusement que valider ce constat peu optimiste. A contrario, l’expérience de Terre de Liens Auvergne, porteuse de l’achat du verger-test des Cheires (63) et du Verger de l’Étoile à Saint Amand-Tallende (63) que nous avons visité nous conforte dans l’idée qu’il n’est pas question pour nous de baisser les bras !

Nous contactons alors L’ADEAR de la Loire pour partager notre bilan, nos interrogations ainsi que notre souhait d’avancer avec d’autres partenaires sur cette problématique. Les constats sont identiques. Sur les 80 à 100 porteurs de projet reçus annuellement aucun ne pense à l’arboriculture ou de façon très marginale en complément d’une activité principale telle que le maraîchage.

Il devient urgent de redonner une image positive au métier d’arboriculteur pour le rendre plus visible et casser le défaitisme ambiant. Il faut sans doute sortir de l’image dominante d’une arboriculture en monoculture pour aller vers une image de l’arboriculture comme composante d’une activité globale de type agroforesterie.

En mai prochain, nous ouvrons notre groupe de travail à d’autres partenaires : le lycée professionnel de Montravel, l’ARDAB, le technicien en charge de l’agriculture à Saint Étienne Métropole ainsi que celui de la Chambre d’Agriculture, le Parc Régional du Pilat et une ou deux plateformes de redistribution de produits locaux et bio. Au delà du partage des diagnostics, nous souhaitons que cette rencontre permette d’engager la co-construction d’une stratégie qui redynamise cette filière peu attractive qu’est actuellement l’arboriculture.

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