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Agir avec les collectivités pour moins urbaniser

Alors que la population à nourrir est en constante augmentation, de moins en moins de terres restent disponibles pour l’agriculture. Le nombre de paysans diminue, les rendements stagnent malgré l’usage d’engrais et de pesticides. Les pollutions se multiplient, et la disparition des habitats des animaux sauvages accentuent la destruction de la biodiversité et favorisent les pandémies.



Pour enrayer cette tendance, citoyens et collectivités doivent agir ensemble, en limitant la consommation de terres agricoles que diverses lois ont tenté d’encadrer depuis une vingtaine d’années, sans succès. À l’échelle locale, nous pourrions proscrire les extensions de zones à bâtir en s’attachant à la densification de celles déjà construites et en réhabilitant les bâtiments anciens. Les mairies et intercommunalités peuvent également agir en délivrant ou non les permis de construire demandés par les promoteurs et en définissant de grandes orientations d’aménagements urbains qui soient sobres en consommation de terres : c’est l’un des rôles de ce que l’on appelle des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU), ou plans intercommunaux aujourd’hui (PLUI).


De nombreuses mairies se sont d’ores et déjà saisies du problème en requalifiant les friches industrielles ou abandonnant de grands projets de zones commerciales ou de loisirs. Mais tout n’est pas toujours si simple et le contexte social y joue pour beaucoup : les petites communes rurales qui se dépeuplent comptent sur l’urbanisation pour stabiliser, voire augmenter leur population, en construisant un lotissement neuf ou une nouvelle zone commerciale. Malheureusement, les terres aménageables sont souvent les meilleures terres agricoles et des intercommunalités proches des grandes agglomérations favorisent le « mitage » autour de leurs faubourgs : les territoires agricoles se retrouvent morcelés par les nouvelles constructions.


Une question importante se pose alors : Comment évolueront nos habitudes alimentaires, et plus spécifiquement sur le bio et le local, sans terres cultivables et de paysans pour les travailler ?


Terre de Liens est présente partout en France pour préserver ces terres agricoles mais nous ne pouvons agir seuls pour arriver à des résultats significatifs  ; nous devons participer au développement de véritables souverainetés alimentaires locales s’appuyant sur des intercommunalités responsables et solidaires, partageant les valeurs de notre mouvement.


La relocalisation alimentaire est nécessaire et demande la participation de tous et toutes, à chaque niveau. Les élues et les élus peuvent décider avec les citoyens d’adopter des stratégies pour préserver l’avenir de notre alimentation locale comme nationale. Ils ont le pouvoir de prendre des mesures comme approvisionner les cantines en denrées produites localement, constituer des réserves foncières, créer des régies communales, favoriser l’installation de paysans bio et accompagner les autres dans leur conversion pour la production d’une alimentation de qualité… Si les élus locaux ont la volonté de freiner l’urbanisation des terres agricoles, ils en ont les moyens ! En s’engageant fortement dans les commissions dans lesquelles ils siègent, ils pourront compter sur Terre de liens pour les y appuyer.

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