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Trois questions à Benoît, éleveur à la ferme de Punault

dimanche 6 mars 2016

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A l’occasion de la première participation de Terre de Liens au salon de l’agriculture, Benoît Jaunet, éleveur à la ferme de Punault, dans les Deux-Sèvres, est présent sur le stand pour faire connaître Terre de Liens. Interview.

> Pourquoi avoir fait appel à Terre de Liens ?
Je suis fils d’agriculteur mais c’est mon frère qui a repris la ferme familiale. Considéré comme un "hors cadre familial", j’ai cherché à m’installer de mon côté. Il y a 7 ans, j’ai commencé mon activité à la ferme du Punault, en fermage. Les propriétaires avaient acheté la ferme pour éviter son démantèlement et lorsqu’ils ont voulu la vendre, nous avons cherché une solution pour la garder d’un seul tenant. Connaissant Terre de Liens "de loin", nous les avons sollicité : je ne souhaitais pas "m’accaparer" ces terres, investir du capital, la terre est pour moi un bien commun. L’idée de transmettre la ferme de génération en génération, sans spéculer sur le prix est pour moi assez évidente. J’ai converti la ferme en bio à mon arrivée et le bail rural environnemental signé avec Terre de Liens garantit le maintien d’une agriculture bio sur les terres après mon départ. Suite aux contacts avec Terre de Liens, une dynamique s’est mise en place : un groupe de bénévoles locaux s’est constitué pour mobiliser les citoyens sur le projet Punault. Nous avons récolté des fonds pour permettre l’achat de la ferme par Terre de Liens, qui est propriétaire de 64 hectares. De mon côté, j’ai acheté le bâti agricole, la maison et un peu de terrain. Cette mobilisation était importante, et pas uniquement d’un point de vue économique. Nous avons signé le bail tout récemment, début 2016.

> Comment se déroule votre travail ?
Je produis de la viande bovine en bio. C’est une ferme à taille humaine : 120 bêtes, dont 50 vaches allaitantes, sur 71 hectares. Je commercialise près de 40% de ma production en vente directe (vente à la ferme, marchés, AMAP...). Je cultive aussi des céréales, de la betterave et de la luzerne pour l’alimentation des bêtes. J’ai eu de bons rendements et cette année, j’ai même commencé à cultiver du quinoa, pour l’alimentation humaine. Le tout en bio, bien sûr, ce qui n’est pas pour moi une contrainte mais du "vrai bon sens paysan". En maîtrisant les paramètres de commercialisation et d’alimentation des animaux, je suis moins tributaire des prix de vente et des charges liées à l’activité, et cela favorise l’autonomie de la ferme. Cette gestion de la ferme - investir moins dans le capital, développer l’autonomie - a permis la création d’un emploi à temps partiel, ce qui est plutôt rare sur une ferme de cette taille, qui fait du bio !

> Pourquoi participer au Salon de l’agriculture ?
Participer au salon, c’est pour moi une logique de continuité pour soutenir le réseau Terre de Liens et pour transmettre cette vision collective de l’accès à la terre. Pour trouver les fonds nécessaires à l’achat des terres par Terre de Liens, j’ai participé à plusieurs réunions d’informations. Il faut expliquer au public que c’est très compliqué d’accéder au foncier agricole et qu’il existe des solutions. Je veux continuer à convaincre et échanger sur l’agro-écologie, le bio, la biodiversité... C’est donc une belle occasion de discuter avec les citoyens !

Pour en savoir plus sur la ferme de Punault, visitez la page dédiée.

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