Terre de Liens

Adresse de cette page : circuits_courts.html
Rhône-Alpes Picardie Auvergne Provence-Alpes-Côte d’azur Champagne-Ardenne Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon Normandie Poitou-Charentes Centre Limousin Corsica Bourgogne-Franche-Comté Bretagne Aquitaine Pays de la Loire Lorraine Hauts-de-France Alsace Ile-de-France

Accueil > Nous connaître > Le sens de notre action > Circuits courts, sans raccourcis

Circuits courts, sans raccourcis

Les circuits courts connaissent un nouvel essor, depuis le début des années 2000. Les modes de commercialisation pratiqués dans ce cadre prennent soit la forme d’une vente directe, soit la forme d’une vente indirecte n’incluant pas plus d’un intermédiaire.

Selon l’Ademe, entre 6 et 7 % des produits alimentaires étaient ainsi commercialisés, en 2010, à travers des circuits courts. Par ailleurs, plus d’un agriculteur sur cinq y recourait. Ces formes de vente ont émergé en réponse à l’engouement croissant des consommateurs pour des productions de qualité et locales.

Les fermes Terre de liens participent naturellement au mouvement, en pratiquant une agriculture biologique et paysanne génératrice de liens sociaux. À la fin de l’année 2017, les paysans installés par Terre de Liens étaient 48 % à se rendre sur des marchés, 42 % à vendre leurs produits dans leurs propres boutiques, 40 % à distribuer des paniers au sein d’Amap et 18 % à participer à la gestion de magasins de producteurs.

S’ils n’étaient que 3 % à vendre leurs productions à des cantines, il est permis d’espérer que ce segment gagnera en importance après l’entrée en vigueur des dispositions de la loi Egalim qui pose l’objectif de 20% de produits bio dans la restauration collective publique d’ici 2022, et à la faveur de l’action de nouvelles équipes municipales volontaristes.

Au total, 80 % des fermes Terre de Liens pratiquent une forme ou une autre de vente directe, le circuit court par excellence. Inversement, deux sur dix s’insèrent dans des circuits longs. Cette proportion n’est pas dérisoire. L’importance de cette minorité rappelle que les modes de commercialisation ne peuvent être imposés. Leur diversité doit répondre à une diversité des situations.

Indépendamment de la liberté d’organisation dont doit jouir tout exploitant, deux raisons principales rendent peu probable une généralisation des modes de vente sans intermédiaire. D’une part, des contraintes économiques et logistiques peuvent limiter la pertinence du recours à un circuit court pour des fermes desservant de grandes métropoles. D’autre part, le développement d’un modèle intégré suppose la pratique des métiers de la vente, voire du transport, alors que certains paysans préfèrent se concentrer sur le travail de la terre.

L’agriculture paysanne contribue à la structuration des circuits courts, qui lui offrent en retour des débouchés porteurs. Mais il n’en est heureusement pas le seul outil.

Terre de Liens © 2013
Crédits | Mentions légales | Contact | Extranet