Terre de Liens

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Comment Terre de Liens agit en faveur de la biodiversité ?

Alors qu’autrefois 10 000 espèces étaient cultivées pour nourrir la planète, aujourd’hui seulement 12 espèces végétales et 14 espèces animales assurent ce rôle. La moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle à cause de l’activité humaine et en France 32 % des oiseaux nicheurs sont menacés de disparition. Pour répondre à ces enjeux, Terre de Liens s’engage dans une démarche de protection de la nature grâce à plusieurs leviers et a déjà permis que 2 500 hectares passent en agriculture biologique.

Des pratiques agricoles à impact positif

La gestion des ressources naturelles sur les fermes est encadrée par le bail rural environnemental (BRE) signé entre Terre de Liens et les fermiers locataires. Ce document a été conçu pour s’assurer que les fermiers adoptent des pratiques agricoles biologiques et respectueuses de l’environnement. Ainsi aucune ferme Terre de Liens n’a recours à l’utilisation de pesticides ou d’herbicides, responsables du déclin majeur de la biodiversité et mettant en péril les écosystèmes. De même, 51 % de la surface agricole des fermes Terre de Liens sont réservés à des espaces semi-naturels comme des prairies, des mares ou des haies, qui sont de véritables refuges pour la biodiversité... En comparaison, ces infrastructures agroécologiques ne représentent que 37 % sur les fermes conventionnelles.

En ce qui concerne les pratiques culturales, la plupart des fermes de Terre de Liens sont très diversifiées. Elles associent souvent polyculture et élevage, ce qui présente des avantages, comme plus de diversité dans les cultures et les fourrages et une plus grande autonomie alimentaire des animaux. L’impact positif du modèle Terre de Liens sur les fermes a même été étudié par le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) dans le rapport d’un diagnostic agro-environnemental (DIALECTE) réalisé sur 27 fermes Terre de Liens. La note thématique « biodiversité » obtenue s’élève à 51 sur 100 contre 35 sur 100 pour les fermes traditionnelles. La part importante d’infrastructures agroécologiques sur les exploitations et l’absence d’utilisation de produits phytosanitaires contribuent très favorablement à ce score.
Par ailleurs, pour suivre l’impact plus précisément au niveau des sols, Terre de Liens a créé le diagnostic Humus, qui permet de suivre des indicateurs comme la faune épigée (qui vit à la surface du sol), endogée (qui vit à l’intérieur du sol), ou l’état des racines…

Gérer des espaces naturels agricoles

Pour réconcilier biodiversité et agriculture, Terre de Liens peut également compter sur des partenaires experts du sujet, comme La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et des Conservatoires des espaces naturels, qui participent directement à la gestion de l’environnement des fermes : « En 2018, des inventaires naturalistes effectués par la LPO sur la ferme Terre de Liens de Maubusson, en Pays de la Loire, ont notamment permis de répertorier trois nouvelles espèces d’Odonates, ainsi qu’une colonie de Petits rhinolophes (Rhinolophus hipposideros), une chauve-souris très menacée. Un plan de gestion spécifique a été élaboré pour y préserver la biodiversité », explique Franck Bernard, président de la Fondation Terre de Liens. Antoine, un fermier de Terre de Liens, très engagé dans la biodiversité, fait également partie du programme Paysan De nature®. Il témoigne : « Cette nature, on peut la gérer intelligemment sans la mettre sous cloche, sans la détruire non plus en vue d’une production parce qu’il faut nourrir la planète. » Comme lui, un grand nombre des fermiers Terre de Liens sont engagés auprès des programmes Paysans de Nature® et Des Terres et des Ailes, dont la LPO a l’initiative.

Enfin, en 2020 la Fondation Terre de Liens et la Fondation Léa Nature / Jardin Bio ont lancé ensemble un appel à projets commun sur la thématique « Agir pour préserver le foncier agricole et la biodiversité en agriculture ». Une enveloppe globale de 100 000 € a ainsi été distribuée à onze projets sélectionnés, qui ont été financés à hauteur de 5 000 € à 20 000 €. Parmi les lauréats, le projet de Promouvoir la biodiversité en zone maraîchère par la diversification des abeilles en Lorraine ou encore un projet pilote pour démontrer l’efficacité de la chauve-souris comme auxiliaire biologique de culture au sein des domaines de production viticole, en Camargue. L’initiative a cherché à encourager la complémentarité entre des dynamiques citoyennes et associatives pour préserver le foncier agricole et la biodiversité sur les territoires.


Malgré l’impact positif concret du modèle de Terre de Liens sur la biodiversité, le mouvement n’en est qu’au début de la structuration de cet enjeu dans ses missions. Plus de moyens humains y seront consacrés prochainement pour que fermiers et structures du mouvement s’emparent pleinement du sujet avec la mise en place d’un projet pluriannuel consacré à la biodiversité.

Crédit photo : Christophe Bayle

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