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Les fermiers

Si les futurs agriculteurs qui se tournent vers Terre de Liens pour faire aboutir leur projet viennent d’horizons variés, ils partagent néanmoins des caractéristiques qui les distinguent nettement d’autres exploitants agricoles.


Des jeunes qualifiés non issus du milieu agricole

28 % des fermiers de Terre de Liens sont des femmes alors qu’elles représentent moins d’un quart des paysans de France. Âgés de 37 ans en moyenne contre 49 ans pour les exploitants agricoles au niveau national, les fermiers de Terre de Liens font partie d’une nouvelle génération qui a pris la direction des champs tardivement. Ils rejoignent l’agriculture quatre ans plus tard en moyenne qu’au niveau national. Ces néo-paysans ont choisi l’agriculture comme seconde vocation après avoir déjà exercé un autre métier souvent éloigné du monde agricole pendant plusieurs années. 55 % d’entre eux sont diplômés d’un bac +2 et plus d’un quart ont un niveau supérieur ou égal à un bac +4.

72 % des fermiers de Terre de Liens ne sont pas issus du monde agricole et s’installent hors du cadre familial. Un retour à la terre qui constitue une nouvelle étape aussi bien professionnelle que personnelle, motivée par une quête de sens sur fond de militantisme.

Des difficultés d’accès à la terre au projet de société

De nombreuses raisons poussent les porteurs de projet à toquer à la porte de Terre de Liens et un travail de recherche [1] a permis de les situer dans trois groupes :

-  Ceux qui ont déjà connu de multiples échecs pour trouver du foncier et/ou des financements. Terre de Liens a constitué alors un moyen simple, efficace et plus économique d’accéder à la terre.

-  Ceux qui ont aussi rencontré ces difficultés mais qui partageaient les valeurs et le projet de société de Terre de Liens dès l’origine de leur projet.

-  Ceux qui ne souhaitaient surtout pas devenir propriétaires, ce qui les a naturellement conduits à solliciter Terre de Liens.

Il y a toutefois autant d’histoires que de fermiers, chacun arrivant avec ses besoins et ses attentes.

Au-delà de l’accès à la terre, c’est aussi la force d’un réseau que les fermiers recherchent. Terre de Liens, grâce à son implantation territoriale, ses bénévoles, son expérience et son réseau, représente une opportunité pour ancrer un projet agricole dans un territoire. Faire partie du mouvement Terre de Liens permet de mobiliser la société, citoyens comme collectivités. Il est alors souvent plus simple de surmonter les obstacles administratifs et d’intégration lorsqu’on est un nouvel arrivant, atypique et qu’on expérimente un modèle agricole non conventionnel.

Des paysans « de passage »

Autre caractéristique des fermiers de Terre de Liens, et plus largement, de toute une nouvelle génération d’installés : se sentir libre de pouvoir faire ce métier… et d’en changer ! Si certains aspirent toujours à rester paysan toute leur vie, de plus en plus sont des « paysans de passage », qui n’hésitent pas à se lancer dans une nouvelle reconversion après quelques années dans l’agriculture. On observe là une vraie mutation du métier d’agriculteur. Agriculteur oui, de père en fils et pour toute une vie, non. Cet indispensable métier est rude, peu reconnu dans notre société. L’affranchir du poids de la propriété foncière soulage et encourage une nouvelle génération désireuse de devenir paysanne.

À l’heure de l’éveil des consciences sur la production de notre alimentation, reconnaissons le service rendu à la société par ces hommes et ces femmes dont la force nous nourrit tous.



Sources

- Thèse de sociologie d’Elsa Pibou Paysans de passage, les fermiers du mouvement Terre de Liens, février 2016, université de Toulouse-Jean Jaurès

- Arpenter N°2, Accompagner l’accès à la terre, Février 2017, Terre de Liens


Crédit Photo : La Tournerie, le collectif de fermiers installé sur la ferme de la Tournerie (87)


Notes

[1Elsa Pibou Paysans de passage, les fermiers du mouvement Terre de Liens, février 2016, université de Toulouse-Jean Jaurès

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