Terre de Liens

Adresse de cette page : preserver-l-eau-par-l-agriculture.html?utm_source=Informations+de+Terre+de+Liens&utm_campaign=82352fa7cf-EMAIL_CAMPAIGN_2020_09_22_12_18&utm_medium=email&utm_term=0_7aacaabdd1-82352fa7cf-407182433
Rhône-Alpes Auvergne Provence-Alpes-Côte d’azur Champagne-Ardenne Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon Normandie Poitou-Charentes Centre Limousin Corsica Bourgogne-Franche-Comté Bretagne Aquitaine Pays de la Loire Lorraine Hauts-de-France Alsace Ile-de-France

Accueil > Nos actions > Protéger les terres > Préserver l’eau par l’agriculture biologique

Préserver l’eau par l’agriculture biologique

En France, seuls 12% des points d’eau en surface et 57% des points d’eau souterrains présentent une qualité permettant de distribuer de l’eau potable sans traitements spécifiques. En cause, deux polluants majeurs : les pesticides présents dans 91% des cours d’eau, et les nitrates (azote) en quantité trop élevée. Pour Terre de Liens, l’agriculture biologique extensive constitue une réponse appropriée à la pollution des rivières et des nappes phréatiques.

Retour aux sources

Au milieu des Trente Glorieuses, alors que le concept d’environnement n’existe pas encore, un constat est fait : le pays court vers une crise de l’eau. En plein essor, l’industrie et l’agriculture ont soif et rejettent des polluants dans les rivières et les nappes. En parallèle le pays accélère son urbanisation avec une artificialisation qui bloque la fonction filtrante des sols et laisse ainsi s’écouler des eaux chargées directement vers les rivières. La précieuse ressource est menacée, tant en quantité qu’en qualité.

En 1964, la première loi sur l’eau est votée. Elle dessine un découpage géographique en sept bassins versants, des systèmes écologiques cohérents. Cette approche par bassin est la pierre angulaire de la politique de l’eau en France. Sur chacun d’eux un Comité de bassin, sorte de « parlement de l’eau » regroupant collectivités, État et usagers, définit un programme pluriannuel de gestion et de protection. D’autre part, une agence financière de bassin renommée Agence de l’eau en 1992, assure la mise en place technique et financière des actions pour protéger la ressource, notamment en participant à l’acquisition de fermes par Terre de Liens !

La bio pour préserver l’eau

Le souhait d’améliorer la fertilité naturelle de la terre en respectant les ressources qu’elle abrite est présent dans toutes les installations agricoles de Terre de Liens. Il est acté par la mise en place d’un bail environnemental qui lie le fermier à Terre de Liens et qui indique qu’une agriculture répondant a minima au cahier des charges de l’agriculture biologique doit être pratiquée sur la ferme.

Ainsi, désherbants, pesticides et engrais de synthèse y sont interdits, même si le cuivre et le souffre, qui ne sont pas de synthèse, sont autorisés. En agriculture biologique, les apports d’azote sont plus faibles et limités à l’azote fixé naturellement par les racines des légumineuses et à l’azote organique des déjections d’élevages épandues sur les terres (fumier, compost…). Les engrais et pesticides qui polluent l’eau sont remplacés par diverses pratiques : désherbage mécanique, semis directs, cultures intermédiaires ou rotation longues pour éviter l’usage de désherbants ; maintien des haies ou de bandes enherbées pour accueillir des prédateurs naturels à certains ravageurs à la place des insecticides, etc.

Enfin, la consommation totale d’eau sur une ferme Terre de Liens est de 2 800m3/an/ha, soit trois fois moins que sur les fermes conventionnelles. Ce qui s’explique principalement par une plus faible part de surfaces irriguées (2% contre 9% en conventionnel).

Maîtrise et usage de la terre

Il n’est pas anodin que sur les six Agences de l’eau en France métropolitaine, trois ont déjà apporté des subventions conséquentes à Terre de Liens pour l’achat de terres, parfois jusqu’à 70% de leur valeur. Cela témoigne de la capacité du mouvement a rallier des partenaires institutionnels de taille, partageant sa volonté de concilier amélioration de la fertilité des sols et préservation des ressources naturelles. Ces partenaires participent ainsi à faire avancer le débat en considérant que la maîtrise (acquisition) et l’usage (mise à bail avec des clauses environnementales) du foncier agricole sont des leviers efficaces et pertinents pour la préservation de l’environnement. C’est aussi pourquoi à sa création, la Fondation Terre de Liens a invité l’Agence de l’eau Seine-Normandie (AESN) à faire partie de de son conseil d’administration, auquel elle siège toujours aux côtés des Conservatoires d’espaces naturels (CEN).

Terre de Liens © 2013
Crédits | Mentions légales | Contact | Extranet