Terre de Liens

Adresse de cette page : titre-actu-2020-10-08-11-33-46-16415.html
Rhône-Alpes Auvergne Provence-Alpes-Côte d’azur Champagne-Ardenne Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon Normandie Poitou-Charentes Centre Limousin Corsica Bourgogne-Franche-Comté Bretagne Aquitaine Pays de la Loire Lorraine Hauts-de-France Alsace Ile-de-France

Accueil > S’informer > Actualités > On ne s’ennuie pas à La Fauchère, chaque année il y a du nouveau (...)

On ne s’ennuie pas à La Fauchère, chaque année il y a du nouveau !

jeudi 8 octobre 2020

Nathalie et Bruno, bénévoles de TdLRA, nous font partager leur visite de la ferme de Sainte Jalle en juillet 2020.

Les habitations de Sainte Jalle

Après des siècles au sein de la famille des Louis GARDE, puis le temps de Marcel Boudes et Marie-Noëlle Gemonet, les premiers fermiers TDL, l’objectif de cet article est de décrire la situation actuelle de cette ferme, située à Sainte-Jalle, en Drôme « tropicale ».

L’histoire remonte au 16ème siècle, c’est le scénario classique d’une transmission au sein d’une lignée de paysans drômois dont tous les aînés furent nommés Louis GARDE. Mais tout a une fin : n’ayant pas d’héritier, la dernière de la famille lègue le bien à Marcel et Marie-Noëlle, alors fermiers sur ses terres, avec en cours et en vue, une reprise par leurs enfants.

Après acceptation du legs, Marie-Noëlle et Marcel vendent en 2013 une partie de la ferme à la Foncière TDL pour pouvoir payer les droits de mutation, et donnent le reste, 40%, à la Fondation TDL afin de rendre l’ensemble inaliénable.

La Fauchère au temps de Terre de liens

Après diverses péripéties, la situation en 2020 se présente ainsi : des terres agricoles TDL ou non, des activités agricoles en lien avec TDL ou non, des locataires de l’habitation non fermiers de TDL…

L’activité principale, se trouve au sein du GAEC [1] des petits grains dont font partie Rémi Boudes et Arnaud Allain, fermiers de TDL depuis 2013, et Pierre Édouard Pillou, qui lui n’est pas fermier de TDL. Les 25 ha de terres sont cultivés pour produire des céréales (blé, orge, petit épeautre) et des légumineuses (lentilles, pois chiches, luzerne, sainfoin). Après maltage, l’orge sert à produire une bière, « La mousson ».

Baptiste Quidu est également fermier de TDL : il loue 1 Ha pour son activité de maraîchage au sein du GAEC des petits oignons crée avec sa compagne Céline Dreyer. L’année 2019 a été excellente pour eux, avec beaucoup de travail à la clé.

La commercialisation se fait via un magasin producteur et sur le marché de Ste Jalle. Une partie des légumes est valorisée en conserve, mais faute d’autoclave cette pratique est réservée aux légumes “acides” (tomate, aubergine,...). Ils font face, comme beaucoup, au dilemme habituel de l’agrandissement : il s’agit de bien relativiser les intérêts économiques, professionnels, personnels, familiaux et sociaux.

La préoccupation en cette fin juillet tourne autour du désherbage des carottes et de la lutte contre les aoûtats.

Ensuite, il y a les activités qui sont pratiquées par des personnes qui ne sont pas fermiers de TDL :
- le brassage de la bière le Bivouak, réalisé depuis 2015 par Lucien Eberhard, locataire d’un hangar et partageant aussi des équipements avec le GAEC des Petits Grains. A noter qu’il s’apprête à quitter les lieux pour s’ouvrir de nouveaux débouchés.
- La culture de spiruline développée à l’origine par Guilhem Boudes, frère de Rémi, et que reprend cette année Iniaki Valle, sur des terres non TDL.
- et enfin l’activité de boulangerie, autour du fournil de Marie-Noëlle, a été reprise par Frédéric Liabeuf, artisan boulanger.

Enfin, le cas le plus atypique pour une ferme TDL, est celui des deux habitations de la ferme : suite aux choix personnels des fermiers TDL de ne pas habiter sur leur lieu de travail (et parce que les habitations leur imposaient une cohabitation trop rapprochée), les locataires actuels, Elsa, Laura et Iniaki, ne sont pas des fermiers de TDL.

Et les autres nouveautés en 2020 ?

Les chantiers de phyto-épuration, l’un pour la brasserie et l’autre pour les habitations, sont finis et opérationnels.
Pour l’activité brasserie, le confinement, en les privant de la vente de bière en fûts, a lourdement impacté le chiffre d’affaires. Cela a mis en évidence la nécessité d’une vente en bouteilles pour la consommation domestique, d’où une nouvelle recette, et une nouvelle machine (actuellement à l’essai). Dans l’avenir, ils pensent à une production répartie en ¾ fut, ¼ bouteille.

Et l’année prochaine verra sûrement d’autres changements !

En savoir plus sur la ferme

Notes

[1Groupe Agricole d’Exploitation en Commun

Terre de Liens © 2013
Crédits | Mentions légales | Contact | Extranet